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 Epreuves globale "Le dernier jour d'un ..."

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boujemaa
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MessageSujet: Epreuves globale "Le dernier jour d'un ..."   Ven 25 Avr - 16:01

il y a ici deux tests

Epreuve Globale 1.




Texte

Il est dix heures.

Ô ma pauvre petite fille ! Encore six heures, et je serai mort ! Je serai quelque chose d’immonde qui traînera sur la table froide des amphithéâtres1 ; une tête qu’on moulera d’un côté, un tronc qu’on disséquera de l’autre ; puis de ce qui restera, on en mettra plein une bière2, et le tout ira à Clamart3.

Voilà ce qu’ils vont faire de ton père, ces hommes dont aucun ne me hait, qui tous me plaignent et tous pourraient me sauver. Ils vont me tuer. Comprends-tu cela, Marie ? Me tuer de sang-froid, en cérémonie, pour le bien de la chose ! Ah ! Grand Dieu !

Pauvre petite ! ton père qui t’aimait tant, ton père qui baisait ton petit cou blanc et parfumé, qui passait la main sans cesse dans les boucles de tes cheveux comme sur de la soie, qui prenait ton joli visage rond dans sa main, qui te faisait sauter sur ses genoux, et le soir joignait tes deux petites mains pour prier Dieu !

Qui est-ce qui te fera tout cela maintenant ? Qui est-ce qui t’aimera ? Tous les enfants de ton âge auront des pères, excepté toi. Comment te déshabitueras-tu, mon enfant, du Jour de l’An, des étrennes, des beaux joujoux, des bonbons et des baisers ? – Comment te déshabitueras-tu, malheu-reuse orpheline, de boire et de manger ?

Oh ! si ces jurés l’avaient vue, au moins, ma jolie petite Marie ! ils auraient compris qu’il ne faut pas tuer le père d’un enfant de trois ans.

Et quand elle sera grande, si elle va jusque-là, que deviendra-t-elle ? Son père sera un des souvenirs du peuple de Paris. Elle rougira de moi et de mon nom ; elle sera méprisée, repoussée, vile à cause de moi, de moi qui l’aime de toutes les tendresses de mon cœur. Ô ma petite Marie bien-aimée ! Est-il bien vrai que tu auras honte et horreur de moi ?

Misérable ! quel crime j’ai commis, et quel crime je fais commettre à la société !



___________________________________________________



I-Compréhension et langue :

1- Présentez brièvement l’auteur.

2- Situez l’extrait par rapport à l’œuvre intégrale complète.

3- a. Le statut du texte se définit en tant que discours:



Oral? Intérieur ? ou écrit ?

b. Se rattache-t-il au genre :

. De l’autobiographie ?

. Des confessions ?

.du journal intime ?

. Ou des mémoires ?

c. Le narrateur se trouve à :

Bicêtre

La Conciergerie

L’Hôtel de ville

4- Pourquoi l’auteur a-t-il choisi d’écrire son récit à la première personne grammaticale ?

5- A qui tout particulièrement veut-il léguer son cahier ?

6- Quelle image du père nous offre le texte ?justifiez votre réponse par trois indices.

7- Quelle est la réaction du condamné devant sa condamnation ? Pourquoi le choix d’une telle attitude ?

8-Dans quelle tonalité s’inscrit donc cette scène ?repérez deux procédés participant à cette tonalité

9-Relevez trois exemples qui désignent la fatale guillotine.

10-Le condamné méprise l’incompréhension profonde dont il est entouré. Comment ?

11-Examinez la thèse de Victor Hugo et formulez trois principaux arguments.

12-Complétez le tableau suivant à partir du texte :
Phrases
Figures de style

a-Comment te déshabitueras-tu, malheureusement orpheline, de boire et de manger ?
………………

b-………
Une ironie

c-Ces hommes dont aucun ne me hait, qui tous me plaignent et tous pourraient me sauver. Ils vont me tuer.
……………….

d-………
L’anaphore


II-Production écrite :

(Traitez au choix un des deux sujets proposés).

Sujet1 :



Imaginez une lettre du condamné à son avocat dans laquelle il développe trois arguments contre la peine de mort.

Sujet2 :



Imaginez le plaidoyer de l’avocat du condamné.

-Votre texte argumentatif s’inspirera des arguments développés par le condamné et débouchera sur une remise en cause de la peine capitale.


___________________________________________________________________________________________

Epreuve 2.


Chapitre XIII

passage 6

Texte:

En un clin d'œil le préau se vida de tout ce qui n'était pas argousin ou galérien. Les curieux de Paris allèrent s'abriter sous les auvents des portes.

Cependant la pluie tombait à flots. On ne voyait plus dans la cour que les forçats nus et ruisselants sur le pavé noyé. Un silence morne avait succédé à leurs bruyantes bravades. Ils grelottaient, leurs dents claquaient ; leurs jambes maigries, leurs genoux noueux s'entrechoquaient ; et c'était pitié de les voir appliquer sur leurs membres bleus ces chemises trempées, ces vestes, ces pantalons dégouttant de pluie. La nudité eût été meilleure.

Un seul, un vieux, avait conservé quelque gaieté. Il s'écria, en s'essuyant avec sa chemise mouillée, que cela n'était pas dans le programme ; puis se prit à rire en montrant le poing au ciel.

Quand ils eurent revêtu les habits de route, on les mena par bandes de vingt ou trente à l'autre coin du préau, où les cordons allongés à terre les attendaient. Ces cordons sont de longues et fortes chaînes coupées transversalement de deux en deux pieds par d'autres chaînes plus courtes, à l'extrémité desquelles se rattache un carcan carré, qui s'ouvre au moyen d'une charnière pratiquée à l'un des angles et se ferme à l'angle opposé par un boulon de fer rivé pour tout le voyage sur le cou du galérien. Quand ces cordons sont développés à terre, ils figurent assez bien la grande arête d'un poisson.

On fit asseoir les galériens dans la boue, sur les pavés inondés ; on leur essaya les colliers ; puis deux forgerons de la chiourme, armés d'enclumes portatives, les leur rivèrent à froid à grands coups de masses de fer. C'est un moment affreux, où les plus hardis pâlissent. Chaque coup de marteau, assené sur l'enclume appuyée à leur dos, fait rebondir le menton du patient ; le moindre mouvement d'avant en arrière lui ferait sauter le crâne comme une coquille de noix.

Après cette opération, ils devinrent sombres. On n'entendait plus que le grelottement des chaînes, et par intervalles un cri et le bruit sourd du bâton des gardes-chiourme sur les membres des récalcitrants. Il y en eut qui pleurèrent ; les vieux frissonnaient et se mordaient les lèvres. Je regardai avec terreur tous ces profils sinistres dans leurs cadres de fer.



Compréhension:



1) À quel moment du récit se situe la scène?

2) Où se trouve le héros?

3) Quel est le thème principal de ce passage ?

4) Quels sont les personnages de ce passage? Distinguez-en les différentes catégories.

5) Comment chacun d'eux est-il présenté? Relevez les termes qui les décrivent.



Le corrigé:



1) Le condamné sera exécuté dans six semaines. Il a décidé de tenir un cahier journal où il raconte sa souffrance en attendant la mort. On est encore au début, le condamné est dans la prison de Bicêtre. Il vient d'assister d'une fenêtre à une scène horrible dont il nous fait le compte rendu.

2) Le condamné est toujours à Bicêtre mais pas dans sa cellule; un geôlier l'a invité à regarder le spectacle de ferrement des forçats à travers la fenêtre d'une chambre où il a été enfermé.

3) Le thème principal de ce passage est le spectacle du ferrement des forçats.

4) Les différents personnages sont :

- Les forçats / Les gardes-chiourmes / Le condamné.

5)- Les forçats étaient dans un état pitoyable surtout à cause de la pluie. "les forçats nus et ruisselants ….Ils grelottaient, leurs dents claquaient; leurs jambes maigries, leurs genoux noueux s'entrechoquaient, et c'était pitié de les voir appliquer ces chemises trempées, ces vestes, ces pantalons dégoûtants de pluie. La nudité eut été meilleure"

- Les gardes-chiourmes: on n'a aucune précision sur leur identité, ils exécutent les ordres. Ils sont remplacé par le pronom personnel "on". Ils sont brutaux avec les récalcitrants. .on fit asseoir les galériens dans la boue,…. on leurs essaya les colliers on n'entendait plus que le ….par intervalles un cri et le bruit sourd du bâton des gardes chiourmes

- Le narrateur regarde la scène et s'apitoie sur le sort de ces pauvres prisonniers."On ne voyait plus que …..on n'entendait plus …"
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MessageSujet: Re: Epreuves globale "Le dernier jour d'un ..."   Lun 19 Mai - 10:57

I-Compréhension et langue :
1- Présentation brièvement de l’auteur:
Victor Hugo est né le 26 Février 1802 à Besançon en France. Poète, romancier et dramaturge, Victor Hugo est sans conteste l'un des géants de la littérature française. Les romans les plus connus de Victor Hugo sont "Notre-Dame de Paris" (1831) et "Les Mi2- sérables.Victor Hugo est mort à Paris le 23 May 1885 à 83 ans.
2- Situation del’extrait par rapport à l’œuvre intégrale complète:
le condamné plaint a sa petite fille Marie de 3 ans, sera une excptions comparéé aux autres enfants.
3- a. Le statut du texte se définit en tant que discours: Oral
b. Se rattache-t-il au genre : Des confessions
c. Le narrateur se trouve à : La Conciergerie
6- image du père nous offre le texte c'est le regret
trois indices:- ton père qui t’aimait tant, ton père qui baisait ton petit cou blanc et parfumé.
-qui passait la main sans cesse dans les boucles de tes cheveux comme sur de la soie.
-Tous les enfants de ton âge auront des pères, excepté toi.
7- la réaction du condamné devant sa condamnation :la colère parce que la condamnation a boulevèrser sa vie.
9- trois exemples qui désignent la fatale guillotine:
- une tête qu’on moulera d’un côté
-un tronc qu’on disséquera de l’autre
- puis de ce qui restera, on en mettra plein une bière2, et le tout ira à Clamart3.
10-Le condamné méprise l’incompréhension profonde dont il est entouré:
Misérable ! quel crime j’ai commis, et quel crime je fais commettre à la société
11-Examinez la thèse de Victor Hugo et formulez trois principaux arguments:
la thèse c'est la condamnation à mort est vector hugo contre la peine de mort
12-Figures de style:
-a-Comment te déshabitueras-tu, malheureusement orpheline, de boire et de manger: la gradation.
-elle sera méprisée, repoussée
-b Une ironie
d-une tête qu’on moulera d’un côté
L’anaphore

Franchement je ne comprenais pas tout les questions écrivains souhaitent accepter ce de moi de mon mieux
Avec mes respects à vous La fierté N.E study
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MessageSujet: Re: Epreuves globale "Le dernier jour d'un ..."   Mer 21 Mai - 17:54

L’anaphore:
-je serai mort
-Je serai quelque chose d’immonde ..
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MessageSujet: Re: Epreuves globale "Le dernier jour d'un ..."   

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